Rivieramum

Puce et Choupinette, Zaz from Riviera.

5 ans d’absence…

2 Commentaires

Lettre à mon papi.

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5 ans déjà…

Je ne pouvais pas laisser 2016 s’en aller comme ça. 5 ans déjà…  Mes puces ont 4 ans et 3 ans et toi tu es parti depuis 5 ans.

Premier constat: tu me manques.

Le second: merci d’avoir été la!

Oui, mes filles ne te connaissent pas…

Oui, 5 ans c’est long, on a beau faire comme si mais le deuil que tu ne fais pas te colle à la peau, même 5 ans après.

Ça passe avec le temps qu’on disait, oui sauf que c’est toujours la… plus ou moins bien sur.

Je me souviens de ce jour triste enceinte de Puce,

J’étais contente mais toi tu partais,

Cette Puce inespérée,

J’ai fuis et j’ai été triste sans toi. Dans ce moment la.

Un ventre rond et des pleurs,

une puce qui s’agitait dedans.

A mon papi…

Papi j’ai toujours en tête 5 ans, après, ce bruit sourd de cercueil glissant dans le granit. Heureusement tu n’es pas sous terre, mais un plus haut.

Je redoutais ce moment depuis l’âge de 10 ans.

Papi j’aurais aimé que tu vois mes filles mais déjà tu as été présent pour moi.

Papi tu as été là. Heureuse de t’avoir connu !

Papi, on jouait ensemble,

On regardait Bibi phoque,

Papi tu me préparais des tartines de Nutella,

Avec mon amie d’enfance L. on se préparait des brioches,

On les faisait dorer au grill pain.

Papi tu ne voulais pas que je mette la tête sous l’eau à la piscine, c’était trop dangereux tu disais ;

Je savais nager mais comme j’ai failli me noyer un jour, ça part de la.

Papi, on allait boire un orangina le matin et toi le café ou le pastis,

Ça sentait bon l’anis.

Papi la seule fois où tu ne m’écoutais pas, c’était quand tu suivais le tiercé.

Papi à la petite voiture blanche,

Papi ce conducteur prudent, qui ne sortait pas de son périmètre,

Qui ne conduisait pas ou peu sous l’orage.

Mon papi, cet artiste qui dessinait bien,

Mais qui n’a pas exploité ce talent.

Papi qui me prenait dans ses bras, et même à la sortie de l’école,

mais qui a oublié quelques fois de venir me chercher ou l’heure,

M’a appris la chaleur humaine,

une petite tape dans le dos,

Pour témoigner de sa sympathie envers les autres.

Papi qui m’achetait des Mister freeze géants  l’été,

quand j’en achète à mon tour dans les parcs d’enfants, j’ai un serrement au coeur.

Papi, tu me disais parfois: « ses petits enfants on les aime plus que ses enfants », façon de parler ;

Il voulait dire qu’on vit une autre relation avec eux.

Papi qui me courrait après avec le médicament rose dégueu quand j’avais des bronchites,

Et ce n’était pas rare,

et ça continue aujourd’hui (oui poumons en bois je vous salue!),

Mais tu sais j’avais une planquette entre deux canapés du salon.

Il fallait mieux chercher au lieu de t’énerver.

Papi qui me touchait sans arrêt le front quand j’avais de la fièvre,

papi stressé, anxieux,

Et me tenait la main quand j’avais du mal à dormir.

Mon papi…

Qui était la,

Plus triste que moi quand j’ai perdu ma meilleure amie petite,

Et mon chat à 20 ans…

Et mon canari qui a eu une crise cardiaque…

Quand j’allais voir mon papi,

même à 25 ans,

Je posais ma tête sur son épaule et ça allait mieux.

Papi, tu dégageais de la chaleur humaine,

Mon papi au grand cœur.

Papi sans toi je me sens un peu seule,

Même avec des enfants,

Papi sans toi j’angoisse un peu

et je sais ce que c’est la solitude accompagnée.

Papi, je n’étais pas la les derniers temps, et je le regrette.

Papi quand tu cuisinais, sans être un grand cuisto,

tu me disais «  c’est la meilleure omelette de … »,

« J’ai été chez le meilleur boucher de la ville ».

Tu prenais du plaisir sur tout et la plus simple omelette, je la dégustais,

même sans grand appétit.

Tu sais on cuisine peu chez nous.

Papi, depuis que tu n’es plus la je n’aime pas manger seule le midi,

ni vraiment manger le midi d’ailleurs mais depuis peu je mange de nouveau;

Je stresse du midi, je ne sais pas rester à table,

Je ne veux plus voir le journal de 13h, ni aucun jeu tv.

Papi, je crois que j’ai trop accéléré le temps sans m’y retrouver,

J’ai eu deux filles rapprochées,

J’ai voulu courir et je me suis arrêtée.

Papi, je fais du sur place sans savoir parfois où je vais.

Souvent…

Tu sais moi qui avais la flemme, souviens-toi de couper les pommes.

Toi qui m’enlevais les arrêtes des poissons (le meilleur du coin certainement),

des rougets,

Et qui ôtais les pépins au raisin

et me disais que si on ne  m’épluchait pas la pomme,

Je ne  la mangeais pas.

Je ne connais pas de personnes aussi enthousiastes pour un poisson!

Mon papi…

 qui n’aimait pas l’avion et encore moins les voyages,

mon CorsicaPapi,

tu as raison elle est belle ton île,

qui disait: « Même si on me paie, je ne reste pas 8 heures dans un avion!« ,

mais d’où viennent ces peurs?

J’ai été peu présente pour ton dernier voyage.

J’angoissais tu sais en voyageant,

cela faisait rire ma famille,

Je t’ai laissé partir sans moi.

J’ai fuis dans ma grossesse et le boulot,

Boulot que je n’ai plus aujourd’hui… pour te dire le sens des choses.

J’ai fuis et je regrette de ne pas avoir été plus à tes côtés car toi tu as été la.

Toujours, sans te poser de questions…

On aime peu de gens dans la vie et tu en fais partie. Je tenais à te le dire.

Je t’aime papi tu sais d’un amour particulier,

Et tu manques …

Ah, je l’ai déjà dit? Ça sera la dernière fois alors…

Tu étais la quand mon amie d’enfance me manquait,

Tu étais empathique,

Elle te manquait aussi.

Entre toi et moi : l’empathie. (titre d’un documentaire extra!)

Elle était malade j’allais lui porter les cours, et quand elle n’était pas chez elle,

Tu sais l’immeuble près de l’école,

aux couloirs aérés sans murs… il y faisait froid l’hiver.

Je m’énervais intérieurement qu’elle parte de nouveau à l’hôpital,

Et je me jetais par terre dans la cours de l’école.

Les deuils non faits nous poursuivent toujours, loin,

La colère m’a poursuivie.

Merci d’avoir été là papi,

Tu me manques tu sais. Ah, je l’ai déjà dit. Merci en tous cas !

Tu sais, j’avais une mamie aussi attentive mais bien moins bavarde que toi.

Pardon, de n’avoir pas été la.

Tu m’a appris beaucoup de choses,

tu avais toujours des attentions pour moi.

Quand je dormais tard adolescente,

tu me portais du pain et un peu de monnaie,

Chez mes parents.

Tu étais simple. Tu vivais simplement.

Tu étais aussi un artiste, un rêveur, un marginal.

Quelque part aux secrets enfouis…

Tu sais papi j’ai rencontré une partie de ta famille que je ne connaissais pas,

Ils sont gentils, intéressants, sympas.

Cette même chaleur humaine venant d’eux.

Mais tu sais, tu étais ma seule famille, ou presque,

en dehors de mes parents tout ça.

Donc tu me manques (bis répétita) mais merci d’avoir été la.

5 ans plus tard, je ne suis pas tout à fait remise.

Je ne sais pas où j’en suis.

A bientôt dans une autre vie… (La série Lost ?)

Papi j’aimerais repartir à zéro, me ressourcer,

mais comment ?

Ça va aller, j’ai une famille maintenant.

La Riviera family.

Il te plait mon blog?

ZAZ.

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Auteur : rivieramum

Maman en congé parental de deux pupuces de 19 mois d'écart, voici un énième blog de mamans pour rire et partager de bonnes idées, les bons et les moins bons moments. A suivre...

2 réflexions sur “5 ans d’absence…

  1. Quelle jolie déclaration ! Tu as eu de la chance de connaître ton papi aussi bien.

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